Nom : Urakami
Prénom : Hyotaru
Surnom(s) : Hyo
Age : 24 ans
Sexualité : Homosexuel
Job : Infirmier
Description psychologique : Hyo est généralement doux comme un agneau. D'ailleurs, de l'agneau, il possède également l'innocence et la naïveté. Il a un peu tendance à croire que même les loups les plus cruels possèdent un bon fond. Bien plus attentif à la détresse des autres qu'à ses propres besoins, il se néglige. Il est affreusement maladroit. Touchant. Comme si on l'avait enfermé de force dans ce corps et qu'il ne s'y était toujours pas habitué. Il est timide et garde tous ses états d'âme pour lui. Il sourit quand il aurait envie de pleurer. Il rit quand son coeur saigne. Il ne veut déranger personne, alors il souffre en silence. Il est triste, souvent, parce qu'il est trop sensible à la souffrance des autres. Tellement qu'il lui arrive de ne plus percevoir la sienne. Il est fort, plus qu'il ne le croit. Quand il se fixe un objectif, il s'y tient jusqu'au bout et n'aura de cesse de se battre pour l'atteindre. Même s'il doute. Même s'il tombe et s'écorche les genoux et les mains à maintes reprises. Il se relèvera tout seul, en silence, et reprendra sa route. Quand il travaille, il est différent. Il sait écouter. Il tente de soigner toutes les blessures, tant physiques que morales, et la plupart du temps, il y parvient. Ca lui permet de prendre confiance en lui, et surtout, de comprendre qu'il peut aussi faire confiance aux autres.
Description physique : Hyo ne se nourrit pas correctement, c'est ce qui explique la finesse de sa silhouette. Il n'est pas particulièrement grand, il ne fait qu'un mètre 70, et pèse dans les 58 kilos. Ses cheveux mi-longs sont souvent en bataille et tombent devant ses yeux noisette. A l'origine, Hyo était un garçon brun, mais sa mère a un jour eu l'idée de lui teindre les cheveux et depuis, il a adopté une couleur plus claire, dans des tons châtains. Sa peau est un peu plus claire que la normale, et il faut dire que ce jeune homme ne s'expose pas souvent au soleil. Lézarder au soleil en restant oisif n'est pas vraiment son truc, il faut dire. Il possède de longs doigts fins, que bon nombre de ses amis sachant jouer du piano - tout comme lui - lui envient. Généralement, Hyo porte des vêtements amples, à la fois par soucis de confort et par désir de masquer sa maigreur. Il affectionne tout particulièrement les pantalons noirs et les pulls dix fois trop grands pour lui dans des couleurs plus claires. Et comme il n'est pas très grand, il doit généralement retourner ses manches, ce qui lui donne un air parfaitement enfantin.
Famille : Son père est mort dans un accident de voiture lorsqu'il avait 6 ans. Hyo a donc vécu avec sa mère et sa petite soeur, qui a 5 ans de moins que lui. Il est très proches de celles-ci et passe énormément de temps avec Ryoko, sa soeur. Elle lui confie énormément de choses, et il en fait autant. Pourtant, tous deux sont extrêmement différents. Elle est aussi extravertie que son frère est timide. Sa mère dit souvent qu'au moins, ils se complètent, et que ça ne peut pas être une si mauvaise chose.
Passé : Tout commença lors d'une belle journée ensoleillée de printemps. Les fleurs sentaient bon, les oiseaux gazouillaient, et cetera, et cetera. Et Hyotaru vint au monde dans un hôpital de la ville, sous l'oeil attendri des infirmières, des médecins et surtout, de ses parents. Comme ils étaient fiers d'avoir un petit garçon ! Pour ce dirigeant d'entreprise et cette fille d'homme politique, la venue d'un « héritier » était plus que bienvenue. On s'empressa de le montrer à toute la famille, aux oncles, aux tantes, aux cousins, et tous s'accordèrent pour dire que c'était « un beau bébé qui ferait honneur à la famille. » On peut penser que l'aisance dans laquelle vivait sa famille avait rendu ses parents hautains et insensibles, détachés de l'éducation de leur fils. Mais ce ne fut absolument pas le cas ! Au contraire, Hyotaru, rapidement surnommé Hyo, grandit dans le cocon familial, aimé et protégé. Son père travaillait énormément, mais cela ne l'empêchait pas de passer du temps avec son fils, chaque week-end. Et sa mère s'occupait de lui le reste de la semaine. Elle lui lisait des histoires, lui apprenait l'anglais - une langue qu'elle maîtrisait admirablement, pour avoir vécu plusieurs années en Grande-Bretagne - et faisait de longues balades avec lui. Puis Ryoko vint à son tour au monde, et Hyo devint un grand frère doucement protecteur, toujours à s'occuper de sa petite soeur avec une attention toute particulière. Il lui arrivait souvent de s'endormir par terre en tenant la main de Ryoko, lorsque celle-ci s'était réveillée pendant la nuit à cause d'un cauchemar.
Et puis, il y eut l'accident. Celui qui leur ôta un père, un mari, un chef de famille. Ryoko n'avait qu'un an, elle ne s'en rendit pas vraiment compte. Hyotaru lui, en revanche, en fut bien plus affecté. Son père lui manquait affreusement, et il foudroyait du regard tous les hommes qui s'approchaient de sa mère, fussent-ils de simples amis, des connaissances, ou bien des prétendants. Puisque son père n'était plus là, aucun autre homme n'avait le droit de l'approcher. Il faut dire qu'ensuite, leur mère mena les affaires de la maison d'une main de maître. Bien loin de s'apitoyer sur son sort, elle fit en sorte de remonter bien vite la pente pour que ses enfants n'en subissent pas les conséquences. Beaucoup la considérèrent comme une femme forte et déterminée, et Hyo était très fier que sa mère soit perçue ainsi par les autres.
On dit souvent que l'adolescence est une période difficile, et elle le fut effectivement pour le jeune homme. Il ne tarda pas à comprendre que ses préférences sexuelles se dirigeaient vers les hommes et, bien loin de se dire qu'il était ainsi et qu'il ne pouvait rien y faire, il en fut terrorisé. Il était pour lui hors de question de se laisser aller à ces penchants si mal vus par la société japonaise, car il ne voulait en aucun cas jeter la honte sur sa famille. Il ramena des filles à la maison, il en changea souvent, mais il avait beau essayer, rien n'y faisait. Elles ne l'intéressaient pas, ou du moins, pas comme ça. Et un jour, alors qu'il avait invité un ami à la maison, ils se retrouvèrent sans trop savoir comment en train de s'embrasser sur son lit. Sa mère entra, toussota discrètement pour faire savoir sa présence, ne se sépara pas de son sourire bienveillant et annonça que les parents de son amis étaient arrivés. Hyo était plus rouge qu'une pivoine, persuadé que sa mère ne l'aimerait plus après cet incident. Comme vous pouvez vous en douter, il se trompait. Ses années passées en Grande-Bretagne avaient effacé les moeurs si strictes auxquelles sont soumis les japonais dès leur plus tendre enfance, et en l'occurence, sa mère n'avait aucun problème avec son « anormalité. »
Quant à la suite.. il ne chercha plus à refouler ses tendances, se destina à des études de médecines, et devint infirmier. Le reste de sa famille l'aurait plutôt vu reprendre la société de son père, mais il n'y tenait pas particulièrement. La suite reste à vivre..
Signe particulier : De multiples bleus sur ses bras, parce qu'il se cogne partout.
Rang particulier : Infirmier du coeur